Brin de muguet illustrant l’article du Cabinet Codex sur les règles de travail des salariés le 1er mai 2026.

Peut-on faire travailler ses salariés le 1er mai ? Ce que les employeurs doivent savoir en 2026

Peut-on faire travailler ses salariés le 1er mai ? Ce que les employeurs doivent savoir en 2026

Le 1er mai : un jour férié pas comme les autres

Chaque année, à l’approche du 1er mai, de nombreux employeurs se posent la même question : puis-je faire travailler mes salariés le 1er mai ?

La réponse mérite une attention particulière, car le 1er mai bénéficie d’un régime spécifique en droit du travail. Contrairement aux autres jours fériés, le 1er mai est obligatoirement un jour férié et chômé, sauf exceptions très encadrées. Le Code du travail précise expressément que « le 1er mai est jour férié et chômé ».

Pour les employeurs, cette règle est importante : faire travailler un salarié le 1er mai sans être dans un cas autorisé peut entraîner des difficultés en cas de contrôle.

Le principe : les salariés ne travaillent pas le 1er mai

En principe, les salariés ne doivent pas travailler le 1er mai. Cette journée ne peut pas non plus entraîner une perte de salaire pour les salariés concernés. Le Code du travail prévoit que le chômage du 1er mai ne peut pas être une cause de réduction de salaire, et que les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement doivent recevoir une indemnité correspondant au salaire perdu du fait de cette journée chômée.

Autrement dit, pour la majorité des entreprises, le 1er mai est une journée non travaillée, mais rémunérée.

Existe-t-il des exceptions ?

Oui, mais elles sont limitées. Certains établissements ou services peuvent faire travailler leurs salariés le 1er mai lorsque, en raison de la nature de leur activité, ils ne peuvent pas interrompre le travail. C’est notamment le cas de certaines activités indispensables ou continues, comme les hôpitaux, les hôtels, les transports ou encore certains services de sécurité.

Attention toutefois : la loi ne fixe pas une liste exhaustive des établissements concernés. L’analyse doit donc se faire au cas par cas, selon l’activité réelle de l’entreprise et la possibilité ou non d’interrompre le service.

Quelle rémunération si un salarié travaille le 1er mai ?

Lorsqu’un salarié est autorisé à travailler le 1er mai, il bénéficie d’une rémunération spécifique.

Le Code du travail prévoit que les salariés occupés le 1er mai dans les établissements autorisés ont droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à une indemnité égale au montant de ce salaire. En pratique, cela revient à une rémunération au moins doublée pour les heures travaillées ce jour-là.

Cette indemnité est à la charge de l’employeur.

Boulangeries et fleuristes : ce qui change en 2026

Le sujet a récemment fait l’objet d’une actualité importante, notamment pour les boulangeries-pâtisseries artisanales et les artisans fleuristes.

Le Gouvernement a présenté en Conseil des ministres un projet de loi visant à autoriser l’emploi de salariés volontaires par les boulangers pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes le 1er mai. Ce projet prévoit que seuls les salariés volontaires, ayant donné leur accord écrit, pourront travailler ce jour-là. Ils devront être rémunérés double, conformément à la loi.

Cette mesure reste toutefois encadrée. Elle devra être adoptée par le Parlement et s’appliquerait, sous réserve d’adoption, à compter du 1er mai 2027.

Et pour le 1er mai 2026 ?

Pour le 1er mai 2026, le Gouvernement a indiqué souhaiter que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes artisanaux puissent ouvrir sereinement leurs commerces. Il a également annoncé vouloir apporter une réponse aux éventuelles difficultés rencontrées par ces artisans.

Il convient toutefois de rester prudent : à ce jour, le principe général demeure que le 1er mai est un jour férié et chômé. Les employeurs doivent donc vérifier précisément leur situation avant d’organiser le travail de leurs salariés ce jour-là.

Employeurs : les bons réflexes avant le 1er mai

Avant de prévoir la présence de salariés le 1er mai, il est essentiel de vérifier plusieurs points :

Votre activité entre-t-elle réellement dans une exception autorisée ? Votre convention collective prévoit-elle des dispositions particulières ? Les salariés concernés sont-ils volontaires ? Leur accord doit-il être formalisé par écrit ? La rémunération prévue est-elle conforme aux règles applicables ?

Ces vérifications sont indispensables pour éviter toute erreur en matière de droit du travail et de paie.

En résumé

Le 1er mai reste un jour férié particulier en droit du travail. Pour la majorité des entreprises, les salariés ne travaillent pas ce jour-là et leur salaire est maintenu. Des exceptions existent, mais elles doivent être interprétées avec prudence.

Les boulangeries-pâtisseries artisanales et les artisans fleuristes font l’objet d’une évolution législative en cours, avec une entrée en vigueur envisagée à compter du 1er mai 2027, sous réserve de l’adoption du projet de loi.

Un doute sur votre situation ?

Avant de faire travailler vos salariés le 1er mai, il est fortement recommandé de vérifier votre situation avec votre expert-comptable ou votre gestionnaire de paie.

Le Cabinet Codex accompagne les dirigeants de TPE dans leurs obligations sociales, la gestion de la paie et la sécurisation de leurs pratiques RH.

Vous avez une question sur le travail du 1er mai ? Contactez le Cabinet Codex pour faire le point sur votre situation.

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