Vous êtes dirigeant ou associé d’une société et envisagez de vous verser des dividendes ? Avant de prendre votre décision, il est important de comprendre leur fiscalité.
Depuis le 1er janvier 2026, le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé flat tax, est passé de 30 % à 31,4 %.
Mais saviez-vous qu’il est également possible de choisir une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu ? Selon votre situation fiscale, cette seconde option peut être plus avantageuse.
Le Cabinet Codex vous explique les règles à connaître pour faire le bon choix.
1. La flat tax passe à 31,4 % en 2026
Par défaut, les dividendes versés aux associés personnes physiques sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU).
Depuis le 1er janvier 2026, son taux global est fixé à 31,4 %, réparti de la manière suivante :
- 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % au titre des prélèvements sociaux.
Cette augmentation s’explique par la hausse de la CSG, passée de 9,2 % à 10,6 % sur les revenus concernés.
Prenons un exemple :
Vous percevez 10 000 € de dividendes bruts en 2026.
- Impôt sur le revenu : 1 280 €
- Prélèvements sociaux : 1 860 €
- Total des prélèvements : 3 140 €
Vous percevez donc 6 860 € nets après prélèvements.
2. L’imposition au barème progressif : une alternative intéressante
Lors de l’établissement de votre déclaration de revenus, si vous laissez l’application de la flat taxe aucun abattement de 40 % ne s’applique et aucune fraction de la CSG n’est déductible de votre revenu imposable.
Vous pouvez choisir de soumettre vos dividendes au barème progressif de l’impôt sur le revenu plutôt qu’au taux forfaitaire de 12,8 %.
Cette option vous permet notamment de bénéficier :
- D’un abattement de 40 % sur les dividendes éligibles avant leur imposition à l’impôt sur le revenu.
- De la déduction d’une partie de la CSG, à hauteur de 6,8 %, sous les conditions applicables.
- De la déduction de certains frais et charges liés aux revenus mobiliers.
Attention, les prélèvements sociaux restent dus sur le montant brut des dividendes, sans application de l’abattement de 40 %.
Quel régime est le plus avantageux ?
L’imposition au barème progressif peut être intéressante si vous êtes peu ou pas imposable. À l’inverse, la flat tax peut être préférable lorsque vos revenus sont plus élevés.
Toutefois, le choix dépend de l’ensemble des revenus de votre foyer fiscal et pas uniquement du montant des dividendes.
Pour opter pour le barème progressif, vous devez cocher la case 2OP de votre déclaration de revenus. Cette option concerne l’ensemble des revenus et plus-values mobiliers entrant dans son champ, et pas uniquement vos dividendes.
Nouveauté 2026 : pour les revenus perçus à compter de 2026, il est désormais possible de renoncer à l’option pour le barème progressif, dans les délais et conditions prévus, si celle-ci se révèle finalement défavorable.
3. Attention au statut du dirigeant !
La fiscalité des dividendes ne doit pas être confondue avec leur traitement social.
En SAS ou SASU, les dividendes ne sont en principe pas soumis aux cotisations sociales liées à la rémunération du dirigeant.
En revanche, pour un gérant majoritaire de SARL ou un gérant associé unique d’EURL relevant du régime des travailleurs indépendants, une fraction des dividendes peut être soumise aux cotisations sociales.
Cela concerne notamment la part dépassant 10 % d’une base comprenant le capital social, les primes d’émission et les sommes versées en compte courant d’associé, selon les règles applicables.
Il est donc essentiel d’étudier votre situation avant de décider d’une distribution.